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Le Ministre Pacôme ADJOUROUVI : « La discrimination et l’intolérance religieuses fragilisent la paix sociale » (dossier)

Le Ministère de la Justice et des Droits Humains du Togo a organisé le 21 septembre 2026 un atelier de partage et d’échanges avec les professionnels des médias sur la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses.

Cette rencontre entre dans le cadre de la célébration de l’édition 2026 de la Journée Internationale de la paix (célébrée chaque 21 septembre).

« Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour », tel est le thème de la célébration de la Journée de la paix cette année.

Pour le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains, Me Pacôme Yawovi Amenyo Missiame ADJOUROUVI, « La discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses fragilisent la paix »

Après avoir adressé ses « salutations respectueuses et ses sincères remerciements à l’ensemble des professionnels des médias ainsi qu’à tous les participants, le Ministre Pacôme ADJOUROUVI a fait noter que leur présence à cette rencontre du 21 septembre témoigne de l’intérêt accordé à la promotion de la paix et de la cohésion sociale au Togo.

« La Journée internationale de la paix, célébrée chaque 21 septembre, nous offre chaque année, l’occasion de renouveler notre attachement aux valeurs de la paix et du vivre ensemble.  Elle nous rappelle que la paix n’est jamais acquise une fois pour toute, mais qu’elle constitue un chantier permanent, une ambition collective et une responsabilité partagée ».

Pour le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains, le thème de cette année revêt une portée particulière car il nous invite à considérer la paix comme un investissement social, moral et humain ; un investissement qui doit bénéficier à tous, sans exclusion.

La Rédaction de Plume Libre et de Reference.tg vous propose de lire le discours du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains dans son intégralité à la fin de cet article.

« Droits à la liberté de croyance et de religion », « Cadre légal d’exercice des cultes au Togo » et « Le rôle des médias dans la lutte contre la discrimination et l’intolérance religieuses » , tels sont les thèmes de cet atelier très important. 

La matinée de la rencontre a été consacrée aux communications et débats et l’après-midi a été consacrée aux travaux de groupes.

La cérémonie d’ouverture a connu diverses interventions notamment , le mot de bienvenue de Madame le Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé (DAGL) , la Ministre Zouréhatou KASSAH-TRAORE, le mot de cadrage de la Directrice de la Prévention des Conflits du Ministère de la Justice et des Droits Humains , Madame Pauline DOKOU et le discours d’ouverture présenté par le Représentant du Ministre à savoir le Secrétaire Général du Ministère de la Justice et des Droits Humains , M. Anathère Asksno A. TALIM.

DISCOURS D’OUVERTURE DE MONSIEUR LE MINISTRE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX, EDITION 2026

Thème : « INVESTIR DANS LA PAIX : POUR TOUS, PARTOUT, CHAQUE JOUR »

ATELIER DE PARTAGE ET D’ECHANGES AVEC LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS SUR LA DISCRIMINATION ET L’INTOLERANCE FONDEES SUR LES CROYANCES RELIGIEUSES

Lieu : Salle de conférence du MJDH

Date : 21 septembre 2026

Madame le Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé ;

Monsieur le Conseiller en communication du Ministère de la Justice et Des droits Humains ;

Madame la Directrice de la prévention des conflits ;

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias ;

Distingués invités ;

Chers participants ;

C’est avec un immense plaisir, mais aussi avec un profond sens du devoir, que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la paix, édition 2026, placée sous le thème : « Investir dans la paix : Pour tous, partout, chaque jour ».

Pour marquer cette journée au Togo, le Ministère de la Justice et des Droits Humains organise le présent atelier pour échanger avec les professionnels des médias sur une réalité que vivent nos communautés à savoir : « la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses », qui fragilise la paix sociale.

Je voudrais donc adresser mes salutations respectueuses et mes sincères remerciements à l’ensemble des professionnels des médias ainsi qu’à toutes les personnalités ici présentes. Votre participation témoigne de l’intérêt que vous accordez à la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La Journée internationale de la paix, célébrée chaque 21 septembre, nous offre, chaque année, l’occasion de renouveler notre attachement aux valeurs de la paix et du vivre-ensemble. Elle nous rappelle que la paix n’est jamais acquise une fois pour toute, mais qu’elle constitue un chantier permanent, une ambition collective et une responsabilité partagée.

Le thème retenu cette année, « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour », revêt une portée particulière. Il nous invite à considérer la paix comme un investissement social, moral et humain. Un investissement qui doit bénéficier à tous, sans exclusion.

Je voudrais ainsi rendre un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil de la République Togolaise, pour les multiples actions initiées en faveur de la paix au Togo et en Afrique. Sous son impulsion, le Togo œuvre à la consolidation de l’unité nationale et au développement d’une diplomatie active au service de la paix et de la stabilité dans la région.

Sous la houlette du Président du Conseil, diverses actions ont été initiées et mises en œuvre par le Gouvernement pour préserver la paix. On note des actions de renforcement de la sécurité des frontières à travers l’opération Koundjoaré, la mise en place en 2019 du Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) et le déploiement en 2022 du programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS).

Avant de poursuivre, permettez-moi de saisir cette opportunité pour rendre un hommage respectueux aux victimes de l’extrémisme violent et exprimer ma profonde compassion à leurs familles.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

L’exigence pour chacun de nous de s’investir dans la paix rejoint pleinement l’objet de notre rencontre de ce jour. Car, la paix véritable se construit dans le respect de la dignité humaine, dans la reconnaissance de l’autre, dans l’acceptation de la diversité et dans la protection des libertés fondamentales. Parmi celles-ci, la liberté de religion et de conviction occupe une place essentielle.

Lorsqu’une personne est discriminée en raison de sa croyance, lorsqu’elle est marginalisée parce qu’elle prie différemment, pense différemment ou appartient à une religion différente, c’est le socle même du vivre-ensemble qui est fragilisé.

C’est pourquoi la lutte contre toute forme de discrimination religieuse doit être comprise comme un impératif de paix. Elle ne relève pas seulement d’une exigence morale ou juridique ; elle constitue un levier fondamental de prévention des conflits et de renforcement de la cohésion sociale. La déclaration solennelle des droits et devoirs fondamentaux des personnes et des citoyens, annexée à la Constitution de la Vème République, interdit, en son article 3, toute forme de discrimination. L’article 4 garantit la liberté de religion, de croyance et de culte en ces termes : « La liberté de croyance et de conscience et la liberté religieuse et de culte sont garanties sans autres limites que celles qui sont nécessaires à l’ordre public ».

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,

Votre rôle dans la préservation et la consolidation de la paix est crucial. Vous êtes, aujourd’hui plus que jamais, des acteurs majeurs de cohésion sociale, de pédagogie citoyenne et de prévention des tensions. Par la qualité de vos productions, par votre sens de l’éthique et par votre attachement à la vérité, vous pouvez puissamment contribuer à l’apaisement des tensions et au renforcement du vivre-ensemble.

Votre mission est d’autant plus importante que la parole médiatique façonne les représentations, influence les comportements et peut, selon l’usage qui en est fait, apaiser les esprits ou, au contraire, exacerber les divisions. À cet égard, la responsabilité journalistique impose la rigueur, l’équilibre, la vérification des faits, le respect de la dignité humaine et le refus de tout discours de haine ou d’incitation à la discrimination.

Mesdames et Messieurs,

Chers participants,

En débattant aujourd’hui de la discrimination et de l’intolérance fondées sur les croyances religieuses, nous rappelons que toute atteinte à la liberté de conscience et de religion est aussi une atteinte à la paix elle-même.

Ainsi, investir dans la paix, c’est refuser le rejet, l’exclusion, les préjugés et la haine. C’est aussi faire du Togo un espace de dialogue, de respect mutuel et de coexistence harmonieuse.

Sur ces mots d’espérance et de responsabilité, je déclare officiellement ouverts les travaux de cet atelier de partage et d’échanges avec les professionnels des médias sur la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses.

Je vous remercie.

Emmanuel Vivien TOMI

Manetia Fafa TOMI

Jacques Ata-Kuma PAKU

Rédaction de Plume Libre et Referencetg

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